Stéphane Philippe, 49 ans, exploitant agricole dans les Vosges, installé sur 180 ha de cultures, vient de prendre en charge la présidence de l’Association des Trufficulteurs du Grand Est. Il succède ainsi à Léon Wehrlen, 68 ans, contraint de passer la main pour des problèmes de santé.

Intégré au bureau de l’ATGE en juin 2021, au poste de trésorier, Stéphane s’est lancé dans la trufficulture en 2009 avec 2,2 ha de plants truffiers, puis a poursuivi le schéma avec 4 ha en 2011.

« Les premiers résultats sont apparus dès 2014 » se réjouit cet adhérent de Truffe 54 Lorraine, maire d’Harmonville, une petite commune de l’ouest vosgien située à proximité de Neufchâteau.

Biodynamie

« Mes 4 200 plants mycorhizés en uncinatum et mésentérique sont situés dans mes meilleurs sols, de l’argilo-calcaire profond. Il s’agit de parcelles proches du village. Cela permet une meilleure surveillance. Dans les premières années, j’ai pratiqué la biodynamie, un protocole qui s’affranchit des solutions chimiques et redonne vie et fertilité naturelle au sol dans le respect de l’environnement ».

Attaché à une ruralité vivante, le nouveau président régional voit dans la trufficulture une « activité complémentaire »  à ses parcelles de céréales ; une diversification s’ajoutant à celles qu’il développe déjà – pension équine et prestation de services (fauchage) – et dans laquelle il distingue un « facteur de maintien de la population et de l’emploi agricole ».

« Au delà de la création et de la rénovation de vergers, la trufficulture va contribuer à développer un tourisme vert et l’élaboration de filières avec des artisans locaux (restaurateurs, charcutiers, glaciers…) », es

Stéphane Philippe, nouveau Président de l’ATGE